La ville de Landerneau, en Bretagne, avait misé tôt sur le stationnement intelligent. Après un premier projet avorté et trois ans de difficultés, Cocoparks et l’intégrateur Citeos ont tout remis en ordre — en moins de 3 mois. Un cas d’école sur la résilience et le pragmatisme dans la mise en œuvre des villes connectées.
Un projet né en 2019, une ambition de long terme
Le sujet n’est pas nouveau à Landerneau. Dès décembre 2019, la Ville annonçait son projet de stationnement intelligent, avec un constat frappant : une voiture sur quatre circulant en centre-ville est en recherche d’une place.
L’objectif était clair — fluidifier le trafic, réduire les voitures ventouses, valoriser des parkings sous-utilisés, et à terme aider la police municipale à verbaliser les abus grâce à la détection horaire des arrivées.
Le projet initial prévoyait des capteurs sur les mâts d’éclairage des principaux parkings de zone bleue (Quai de Léon, La Poste, Théo-Le Borgne) et une application mobile pour guider les automobilistes.
2022 : le projet tourne court dès les premiers mois
La solution est effectivement déployée début 2022 : capteurs au sol dans sept parkings du centre-ville, trois panneaux digitaux à messages variables aux entrées de ville (Quai de Cornouaille, rue de la Petite-Palud, rue Jacques-Cartier). Mais au bout de six mois seulement, tout s’arrête : le prestataire, Parking Map, est placé en liquidation judiciaire.
Les problèmes techniques s’accumulent : les capteurs encastrés dans la chaussée se décollent, d’autres — exposés à la proximité de l’Élorn — sont victimes de l’humidité. Les panneaux ne transmettent plus rien. La ville se retrouve avec une infrastructure inutilisable et trois années de négociations et d’échanges pour tenter de relancer le projet.
2025 : Cocoparks remet le système en service en 2 mois
C’est dans ce contexte que la Ville fait appel à Cocoparks pour la solution technologique, et à Citeos sur la partie déploiement.
L’approche adoptée est résolument pragmatique : ne pas tout recommencer, capitaliser sur l’existant.
- Les trois panneaux déjà en place sont reconfigurés pour se connecter au système Cocoparks.
- Les capteurs au sol encore fonctionnels sont intégrés via API.
- 19 nouveaux Cocospots — capteurs aériens propriétaires vissés sur les mâts, résistants aux intempéries — viennent compléter la couverture des zones défaillantes ou submersibles.
Le 4 juillet 2025, le stationnement connecté de Landerneau est de nouveau opérationnel.
Comme le résume le maire Patrick Leclerc :
« Plus vite on trouve une place pour se garer et moins il y a de flux en ville et donc moins de rejets de CO₂. On renforce l’attractivité du centre-ville en rendant le stationnement simple et rapide. »

438 places guidées en temps réel, une ville qui reprend le contrôle
Aujourd’hui, 438 places réparties en 8 zones sont opérées en temps réel : le Quai de Léon, le parking de la Poste, l’allée du Docteur Pouliquen, la rue Alain Daniel, l’esplanade du Family, les abords de Saint-Houardon et de la rue de la Tour d’Auvergne.
Les disponibilités s’affichent en direct sur les 3 panneaux à messages variables aux entrées de ville. Les équipes municipales pilotent l’ensemble via Cocopilot, la plateforme SaaS Cocoparks. Et les automobilistes accèdent aux informations en temps réel — avec guidage GPS intégré — via l’application mobile Cocoparks.

Une leçon pour les villes de taille moyenne
L’histoire de Landerneau illustre une réalité souvent ignorée : la technologie n’est pas le problème, l’accompagnement l’est. Une solution peut échouer non pas parce qu’elle est mauvaise, mais parce que le prestataire n’est pas à la hauteur sur la durée.
Cocoparks a montré qu’il était possible de reprendre un projet en souffrance, de s’adapter à l’existant et de remettre un centre-ville en ordre de marche rapidement — sans surcoût inutile. C’est précisément cette frugalité et cette fiabilité qui rendent la solution accessible aux villes de taille moyenne, là où les grands opérateurs nationaux ne s’aventurent pas.
📰 Le Télégramme — “À Landerneau, la ville reconnecte son stationnement” · Ouest-France — “Le stationnement connecté reprend du service”
